Eglise Réformée de Caen

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Activités

les ecclésioles

Chacun sait combien la vie actuelle, marquée par la course au temps, la multiplicité des activités, la dissémination des familles, rend difficile le temps de la halte, celui de la prise de recul comme celui de la rencontre.
Pour prendre le temps d’élargir le cercle des amitiés, de discuter gratuitement, de faire et de refaire connaissance, de construire des ponts, de tisser des liens, de connaître les protestants de son quartier ou de son village, de partager l’Evangile,

19 secteurs de proximité se mettent progressivement en place, les ecclésioles.

Pour connaître votre ecclésiole, découvrir ses activités,

Contact : pasteur Eric Trocmé, tel : 02 31 86 28 99

Courriel : eglise-reformee.caen-pasteur@laposte.net

 

Compte rendu de la réunion du mardi 19 septembre 2006-09-24
Sujet : les ecclésioles

Présents : Eric, Thierry, Claude, Elisabeth, Geneviève, Stéphane, Patrice, Anne-Marie Dupin, Isabelle X, Hélène Ouvry, Raymond et Aimée.

          TF introduit la réunion ; il s’agit de faire le point sur le projet après bientôt deux ans de mise en route et d’en tirer quelques enseignements. Réfléchir au développement du projet, pérenniser  ce qui existe en suscitant un second souffle, et aider à la création de nouveaux groupes. Pour cela, partir de nouveau du « 1er cercle » des membres de l’Eglise pour se donner davantage de chances. TF note que une seule des personnes sollicitées étant là, il faut aussi réfléchir à la manière de diffuser au plus grand nombre le contenu de la réunion.

          Un tour de table sera proposé pour que chacun puisse évoquer son expérience, ses joies ou difficultés. Auparavant, il s’agit de resituer l’entreprise dans le projet de l’Eglise de Caen pour les années à venir : faire vivre les proximités, nos rencontres dans les quartiers, les partages spirituels, les solidarités, l’entraide au moment où l’Eglise locale est engagée dans des projets de communication, avec comme problématique le souhait de nous ouvrir aux autres, de « sortir » du temple, de partager l’Evangile ; c’est un projet missionnaire qui nous entraîne à aller vers les autres, vers les 300 adresses du fichier.

          Tour de table

Eric : il a participé à l’ecclésioles conduite par Elisabeth et est disponible à la demande pour aller visiter les groupes. Il note qu’il existe deux groupes non répertoriés comme ecclésiole, celui du secteur de Lion sur mer Ouistreham et celui de Courseulles. Il note aussi la présence de membres d’autres groupes de la « rue Mélingue ».

Brigitte : à Hérouville il y a une quinzaine de personnes, mais le nombre de personnes est passé de 10 à 6, dont la plupart viennent au temple. Le partage de la « teurgoule » est devenue une tradition. Jacqueline Marie se dit très heureuse de participer à ce groupe ; le thème de la rencontre est choisi par celui qui accueille, questionnaire, thème religieux ou de société. Il y a vrais échanges et débats ; elle regrette le petit nombre et note la difficulté pour trouver des dates.
TF demande si les gens se connaissaient, JM estime que non et rajoute que ce principe de rencontres de quartier n’est pas nouveau car il existait déjà il y a une vingtaine d’années.
Brigitte rajoute que leur souhait est d’élargir le groupe, mais que le choix du samedi après-midi constitue peut-être un obstacle pour certains.
Isabelle : elle vient voir de quoi il s’agit et estime que l’intérêt principal réside dans la rencontre de proximité, la rencontre avec d’autres.

AM Morin  (Pierre Heuzé) explique q’elle a reçu la première fois un courrier d’invitation signé de deux personnes et a reçu cela de façon positive. Elle ne fréquente pas la paroisse mais a accueilli la démarche comme une preuve d’ouverture, démarche qu’elle a reçu comme quelque chose qu’elle attendait. Il était important que ces rencontres soient aussi vécues en couple, avec son mari d’origine catholique mais en rupture d’Eglise. 4 couples et une personne seule se sont réunies une première fois pour faire connaissance, évoquer leurs liens avec l’Eglise, leurs trajectoires personnelles ; la 2ème fois pour lire le texte biblique fondateur du décalogue puis les béatitudes. La parole est libre, authentique, au rythme de chacun, il y a respect et écoute. Ce qui se vit en ecclésiole, cette démarche commune de recherche de sens ne pourrait pas être vécue ailleurs, difficilement dans le cadre de l’institution. Elle est très reconnaissante à l’Eglise d’avoir institué ce cadre. Il y a encore à construire, à continuer à se connaître, on peut aller plus loin ; les ages vont de 25 à 80 ans.
Patrice : il y a 11 foyers sur la liste, il y a eu un courrier à tous et une relance au téléphone ; 6 n’ont pas répondu, 5 sont venus lors de la première rencontre, mais ça ne s’est pas poursuivi pour diverses raisons ; cependant l’important c’est la rencontre, il espère pouvoir redémarrer.
Stéphane : aime bien le contenu étude biblique généralement préparé par Thierry, reconnaît qu’il n’a pas pris le temps de relancer efficacement ceux qui n’ont pas encore répondu à ce jour.

Geneviève (rive droite-Vaucelles) a participé à 2 réunions, chaque fois avec des personnes différentes mais des contacts intéressants ; souhaite plus de régularité dans la présence des participants (de 6 à 10) ; ont élargi le périmètre à la Guérinière et à la Grâce de Dieu ; a essayé le rythme de 6 semaines, le soir en semaine ; a choisi de réfléchir à partir du catéchisme protestant d’Antoine Nouis.
 Elisabeth anime habituellement les réunions, on a du mal à trouver un thème ; malgré l’envoi systématique à tous ceux de la liste de la convocation avec le thème de la rencontre, il n’y a pas plus de personnes pour autant, même si tel ou tel s’est depuis abonné au journal ou remet les pieds au temple. Le groupe attend des idées.

Hélène (Biéville-Beuville, Blainville, Bénouville) estime qu’il faut d’abord se pencher sur le fichier et finir par statuer lorsque des personnes contactées déclarent ne pas vouloir donner suite à ces contacts. Elle remarque que sur une quinzaine d’adresses 3 couples et deux personnes isolées ont répondu ; de plus avec un écart important entre les âges.
Claude indique que l’un des thèmes était sur le baptême à cause de la présence d’un couple intéressé par le sujet ; les autres thèmes ont porté sur la vie d’Eglise et les fêtes religieuses. La fréquence des rencontres s’est peu à peu espacée, il faut faire redémarrer le groupe.

Thierry complète l’analyse de Stéphane sur la difficulté de démarrer dans un secteur où on ne se connaît pas ; mais il ajoute qu’il était « glacé d’effroi » avant la première réunion à l’idée de rencontrer des inconnus, mais que ça s’est vite réchauffé. Le petit nombre peut être un facteur de stabilité ; il regrette que d’autres personnes, contactées, ne soient pas venues ; peut-être faut-il envisager une autre démarche orientée sur l’entraide.  Il évoque la méthode de lecture biblique pratiquée notamment par Litha Basset qui consiste à lire une fois à haute voix un texte, à demander à chacun de faire ressortir un mot, une expression du texte qui résonne particulièrement, une seconde lecture par une autre personne, un échange libre puis une troisième lecture. Cette méthode permet d’aller très loin dans la compréhension du texte  par chacun et ouvre la possibilité d’une prière.
Raymond et Aimée sont intéressés mais n’ont pas encore pu participer, étant indisponible aux dates choisies. Ils pensent que c’est un lieu approprié pour échanger car on peut se donner le temps de le faire.
Jacqueline Marie ajoute que les enfants sont également présents.

          Après ce tour de table quelques remarques et questions :
          - d’abord concernant le fichier : il est difficile d’y toucher sans prendre en compte la diversité des situations qui conduisent telle ou telle personne à dire aujourd’hui qu’elle n’est pas intéressée ; qui peut savoir ce qu’il en sera plus tard ?
          - concernant la petit nombre de personnes par groupe : le nombre n’est pas un critère, on ne « joue » pas la quantité.
          - concernant l’évaluation de l’expérience : instituer une ou deux rencontres annuelles pour faire le bilan.
          - comment intégrer les nouveaux arrivants dans les groupes existants ; (attention au coconning ecclésial).
          - à partir du constat qu’une seule personne nouvelle était présente à la réunion de ce soir, tenter de lancer l’idée de réunir des gens sur une thématique précise, en mobilisant un(e) personne ressource.
          - sur le fichier encore, il est important de continuer à  cultiver auprès de chacun le « sentiment d’appartenance » ; le journal n’est pas suffisant.

          Ce soir, on a pu relativiser des sentiments d’échecs ; mais il faut se redonner des objectifs mesurables.

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